SALAFIN clôture 2025 sur une production nette en forte accélération, un coût du risque en net repli et un résultat net en progression pour la troisième année consécutive. Le groupe BMCE confirme son repositionnement sur les segments les plus contributifs.
Une production qui retrouve son rythme
La production nette de l'exercice s'établit à 1 258 millions de dirhams, en progression de +14,9% par rapport à 2024. Le financement automobile constitue le moteur principal de cette reprise, avec une hausse de +26,1% à 740 millions de dirhams. Les crédits personnels progressent de leur côté de +2%, à 517 millions de dirhams.
Les encours financiers à fin décembre 2025 totalisent 3 096 millions de dirhams, contre 2 966 millions un an plus tôt, soit +4,4%. La structure de l'encours clientèle se décompose entre crédits à la consommation pour 1 933 millions de dirhams et immobilisations données en crédit-bail pour 1 256 millions de dirhams.
Le produit net bancaire atteint 384 millions de dirhams (+1,4%), porté par la progression de la marge sur commissions à 137 millions de dirhams et du résultat des opérations de crédit-bail à 80 millions de dirhams. La marge d'intérêts recule en revanche à 160 millions de dirhams contre 169 millions en 2024, sous l'effet de la baisse des intérêts et produits assimilés.
Les charges générales d'exploitation s'établissent à 151 millions de dirhams, en hausse de +7,6%, portées principalement par les charges de personnel à 79 millions de dirhams contre 66 millions en 2024. Le résultat brut d'exploitation ressort à 236 millions de dirhams.
Le résultat courant bondit à 200 millions de dirhams contre 166 millions en 2024 (+21%), bénéficiant de la combinaison d'un coût du risque en forte baisse et de reprises de provisions significatives à 287 millions de dirhams. Le résultat net de l'exercice s'établit à 96 millions de dirhams, en progression de +3,2%, après une charge fiscale de 95 millions de dirhams — notamment impactée par le dénouement du contrôle fiscal des exercices 2017 et 2018 à hauteur de 42 millions de dirhams. Retraité de l'impact net du contrôle fiscal 2017-2018 — soit 27,7 MDH après neutralisation de l'économie d'IS induite par la sortie de cette réintégration de la base imposable — le résultat net normatif s'établirait à ~123,7 MDH, en progression de +33% vs 2024.
