Réuni le 22 septembre 2026, le Conseil d'administration de Cosumar a arrêté les comptes semestriels. Le chiffre d'affaires consolidé ressort à 4 825 MDh, contre 5 362 MDh un an plus tôt, soit un repli de 10,0%. Le résultat net part du Groupe s'établit à 333 MDh, contre 387 MDh au premier semestre 2025, en baisse de 14,0%. La marge nette recule ainsi de 7,2% à 6,9%.
Le recul de l'activité reflète principalement la baisse des cours mondiaux du sucre, qui a pesé sur les revenus à l'export. Le semestre a également été marqué par les inondations dans le Gharb et le Loukkos, ainsi que par de fortes perturbations des flux portuaires au premier trimestre, affectant les opérations d'import comme d'export. La mobilisation des capacités industrielles et logistiques a permis de rattraper au deuxième trimestre une part significative du décalage de volumes accumulé en début d'année.
Côté perspectives, le Groupe met en avant plusieurs leviers. En amont, la campagne 2026/2027 devrait porter sur plus de 60 000 hectares de cultures sucrières, soutenue par l'amélioration du taux de remplissage des barrages. Sur les marchés internationaux, les cours du sucre rebondissent depuis début août, accompagnés d'une forte progression de la prime de blanc, favorable au raffinage et à l'export. Sur le plan industriel, la capacité de raffinage dépasse 7 000 tonnes par jour, et les premières livraisons de gaz carbonique liquide sont attendues au premier trimestre 2027.
L'atteinte des objectifs du budget 2026 reste toutefois conditionnée à la normalisation progressive du trafic portuaire au second semestre, tandis que la contribution de l'export demeure exposée à la volatilité des cours mondiaux.
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